Inicio

Meet our team

Our team of coaches and facilitators are trained in diverse backgrounds, such as Coaching, Training and Development, Talent Acquisition, Human Resources and Languages. Every member of our staff is supportive and committed to:

Alistair Price - President and CEO of Centre Inicio in Montreal Quebec Canada

Alistair Price

President and CEO
Nathalie Fauteux - Director of Operations for Centre Inicio in Montreal, Quebec.

Nathalie Fauteux

Director of Operations

Marina Lohman

Facilitator and Coach
Alistair Price - President and CEO of Centre Inicio in Montreal Quebec Canada

Alistair Price

President and CEO
Nathalie Fauteux - Director of Operations for Centre Inicio in Montreal, Quebec.

Nathalie Fauteux

Director of Operations

Marina Lohman

Facilitator and Coach

Angelica Cifuentes Baez

Facilitator and Coach

Christian Minicozzi - Lead Languages Instructor at Centre Inicio

Christian Minicozzi

Lead Languages Instructor 

Hanna Baginska - Community Engagement and Administration Coordinator at Centre Inicio in Montreal

Hanna Baginska

Community Engagement and
Administration Coordinator

Nuha Alrafea

Program Coordinator

Notre histoire

  • Our Mission

    Our mission is to provide people who are first or second-language English speakers the skills and confidence needed to succeed in today’s workforce allowing them to overcome barriers to employment.

  • Our Vision

    To create a future where accessing meaningful employment becomes barrier-free for English speakers living in Québec.

  • Our Values

    Compassion, Caring, Belonging, Community, Pioneering, Accountability

Un siècle d’adaptation et de service : de la Boys’ Farm à INICIO

Introduction

Voici l’histoire d’un établissement qui, depuis plus d’un siècle, n’a cessé de s’adapter pour survivre, se réinventer et demeurer pertinent. Depuis 1907, la Boys’ Farm and Training School et les organismes qui lui ont succédé offrent des services d’encadrement, de réadaptation, de formation professionnelle et de préparation à l’emploi à la communauté anglophone du Québec.

Malgré les nombreux défis liés aux changements législatifs et aux réformes gouvernementales, la mission de l’établissement a perduré. Aujourd’hui, dans sa plus récente incarnation, le Centre de formation à l’emploi Inicio continue de donner aux personnes les outils et la confiance nécessaires pour s’épanouir et réussir.

Les premières années (1907–années 1930)

La Boys’ Farm a été fondée en 1907 par d’importantes familles montréalaises afin d’offrir un milieu sécuritaire et structuré aux garçons défavorisés ou ayant des démêlés avec la justice. Moins d’un an plus tard, la Montreal Boys’ School a fait l’acquisition d’une ferme de 250 acres à Shawbridge (aujourd’hui Prévost). On y trouvait des chalets, des salles de classe et une ferme en activité, formant une communauté autosuffisante.

Les premiers pensionnaires provenaient de prisons et de maisons de réforme. La ferme est toutefois rapidement devenue une communauté de plus de 125 garçons. La vie quotidienne s’articulait autour de l’éducation, de l’agriculture, de la menuiserie, des sports et de la musique, le tout organisé selon un modèle de « groupes familiaux » vivant dans des chalets. Dans les années 1930, l’établissement était reconnu partout au Canada comme un pionnier de cette approche humaine, inspirée du milieu familial.

Protection de la jeunesse et expansion (années 1950–1960)

Les années 1950 ont apporté d’importants changements avec la mise en place, au Québec, des tribunaux de bien-être social et l’adoption de lois sur la protection de la jeunesse. La Boys’ Farm est alors devenue un établissement officiel de protection de la jeunesse. Sa clientèle s’est élargie aux garçons de 7 à 18 ans, notamment aux jeunes victimes de mauvais traitements et à ceux qui avaient fugué.

La population a considérablement augmenté, dépassant parfois la capacité d’accueil sécuritaire. Des incendies et des pressions financières ont entraîné la fin des activités agricoles. Vers la fin des années 1960, l’établissement s’est recentré sur les adolescents ayant des antécédents de délinquance ou de graves problèmes de comportement. L’arrivée de personnel spécialisé en intervention auprès des jeunes et la modernisation des procédures d’admission ont marqué le début d’une nouvelle ère.

La loi 65 et le contrôle provincial (années 1970)

En 1970, la loi 65 a réorganisé les services de santé et les services sociaux au Québec, transformant profondément la Boys’ Farm. Une structure juridique particulière a divisé l’organisation en deux entités :

  • Un établissement public, financé et administré par la province, chargé de la gestion des services quotidiens.

  • Une société privée propriétaire des terrains, qui a conservé la propriété agricole et les actifs.

Le gouvernement du Québec a pris possession des bâtiments sans verser d’indemnité, et le mandat de l’établissement a été réduit à celui d’un centre de détention. En 1976, les filles ont commencé à y être admises et le nom de l’établissement a été changé pour Shawbridge Youth Centres / Les Centres de jeunesse Shawbridge.

Afin de préserver son indépendance, des partenaires du secteur privé ont créé des fondations caritatives, notamment la Boys’ Farm and Training School Foundation en 1973, puis la Shawbridge Foundation for Troubled Youth en 1984. Leur objectif était de protéger les actifs et de maintenir des programmes indépendamment des activités financées par le gouvernement.

Préserver la mission grâce à de nouvelles fondations (années 1980–1990)

Consciente de la nécessité de protéger sa mission éducative, l’organisation a créé, en 1990, l’Employment Readiness Skills (ERS) Youth Development Corporation. ERS est devenue le véhicule permettant d’offrir des programmes de développement des compétences de vie, de formation à l’emploi et d’intégration communautaire, distincts des centres publics axés sur la détention.

L’un des projets marquants a été le Holiday Tree Project, dans le cadre duquel des jeunes cultivaient et vendaient des arbres de Noël sur les terres de Shawbridge. Cette initiative leur permettait de gagner un salaire, d’obtenir des crédits scolaires et d’acquérir une expérience professionnelle concrète. Les profits étaient réinvestis afin d’assurer la pérennité du programme d’année en année.

Des partenariats internationaux ont ensuite vu le jour. À partir de 1997, ERS a collaboré avec l’International Fund for Ireland en accueillant des jeunes d’Irlande du Nord dans le cadre de programmes de formation professionnelle et de consolidation de la paix. Pendant 16 ans, plus de 50 projets ont été réalisés à Montréal, jusqu’à la fin du programme en 2013, dans un contexte de recul des conflits sectaires.

La formation à l’emploi pour les adultes (années 2000–2020)

En 1997, le Québec a pris le contrôle des fonds consacrés à la formation à l’emploi, entraînant du jour au lendemain la perte du soutien financier fédéral d’ERS. Toutefois, la situation a évolué en 2007, lorsqu’Emploi-Québec a recommencé à financer des programmes de formation en anglais, reconnaissant leur importance pour l’économie.

ERS offrait notamment les programmes suivants :

  • PAAS (Programme d’aide et d’accompagnement social) : des ateliers portant sur les habiletés de vie, le développement personnel, l’informatique et les langues, destinés aux personnes bénéficiant de l’aide sociale.

  • PPE (Projet de préparation à l’emploi) : des programmes de développement de l’employabilité à temps plein proposant de l’accompagnement, de la formation et des techniques de recherche d’emploi. Ce programme est toujours offert aujourd’hui.

En 2012, ERS a adopté le nom de ERS Training and Development Centre, en mettant l’accent sur les adultes de 35 ans et plus. En 2023, l’organisme est devenu le Centre de formation à l’emploi Inicio. Avec de nouveaux locaux à Montréal et une mission renouvelée, il poursuit son engagement auprès des personnes anglophones qui souhaitent développer leurs compétences et accéder à de nouvelles possibilités professionnelles.

Aujourd’hui : Inicio et la fondation T.R.E.E.

Aujourd’hui, Inicio poursuit cet héritage centenaire de résilience et de service à la communauté. Ses programmes, financés par Services Québec, anciennement Emploi-Québec, et soutenus par la T.R.E.E. Foundation for Training and Development, aident les adultes anglophones à acquérir des compétences pratiques, à renforcer leur confiance et à intégrer le marché du travail.

La dissolution de la fondation originale de la Boys’ Farm en 2024 a simplifié la structure organisationnelle, laissant place à deux entités complémentaires : Inicio, qui assure la prestation des programmes, et T.R.E.E., qui veille au soutien financier et à la pérennité des activités.

Conclusion

D’une ferme destinée aux garçons en difficulté en 1907 à un centre moderne de formation à l’emploi en 2026, l’organisation n’a jamais perdu de vue sa mission : préparer les personnes au monde du travail et aux défis de la vie.

Elle s’est adaptée à l’évolution des lois, des besoins sociaux et des mécanismes de financement, tout en restant fidèle aux valeurs de bienveillance, de dignité et d’égalité des chances. Grâce à Inicio et à T.R.E.E., cet engagement se poursuit et l’héritage de la Boys’ Farm demeure bien vivant, démontrant que la résilience, la vision et la solidarité communautaire peuvent traverser plus d’un siècle.